Éloge des impurs

La journaliste et traductrice Véronique Dassas observe l’Italie, où elle vit, et renvoie à Montréal, où elle a longtemps vécu, un écho à la fois personnel et politique.

La vertu immaculée n’existe pas […], ou si elle existe, elle est détestable.

— Primo Levi, Le système périodique

Je n’aime pas la façon dont Roth écrit sur les femmes, mais quand je m’en plains, je n’aime pas ce que j’entends.

— Nell Freudenberger

Philip Roth, connu comme l’un des grands écrivains américains, fut de son vivant à la fois reconnu, admiré, considéré comme un génie et accusé de toutes les vilenies. Il a obtenu une foule de prix littéraires dans son pays et à l’étranger, et une série de «contre-prix» qui l’ont classé parmi les juifs antisémites, les misogynes avérés et, pour couronner le tout, les profanateurs des valeurs morales américaines. Une longue douche écossaise, donc.

Et cette histoire d’une gloire paradoxale continue de s’écrire.

Est paru cet hiver le deuxième tome des œuvres de Roth dans la Pléiade, ce qui confirme sa place dans le gotha de la littérature mondiale, au moins dans l’esprit des Français.

La suite de cet article est protégée

Vous pouvez lire ce texte en entier dans le numéro 335 de la revue Liberté, disponible en format papier ou numérique, en librairie, en kiosque ou via notre site web.

Mais pour ne rien manquer, le mieux, c’est encore de s’abonner!