Visages

Le Canadien errant arrive à destination

Nana Mouskouri terminait souvent ses concerts québécois par Un Canadien errant, chanson popularisée et essaimée de par le monde par la diva barniquée du pays de l’ouzo, mais aussi par monsieur Leonard Cohen, dont l’interprétation de ce texte, pourtant un hommage en forme de vague à l’âme à des gens pendus et déportés, fait penser au «Guantanamera» de Celia Cruz. Dilution du Bas-Canada, un deux trois, cha-cha-cha.

La version interprétée en 1917 par Éva Gauthier, faite uniquement d’harmonies vocales involontairement angoissantes, aurait pu trouver sa place, près d’un siècle plus tard, sur Medúlla, album tout en voix de madame Björk qui, le 21 août 2007, termina son concert à Montréal par sa chanson «Declare Independance». L’arbre est dans ses feuilles, marilon don dé.


Félix Leclerc, mon chien samoyède, après avoir signé un autographe au pied d’un aulne, sa patte postérieure gauche en l’air, eut le malheur de reprendre sa route du côté de la piste cyclable. Pendant un instant, Leclerc se prit pour Sinatra, coussinets dans l’aube, sous la pluie d’un 8 août à 8 h 07.

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