Critique – Théâtre

Un théâtre asphyxié?

Les questions esthétiques ne sont pas les seules à opposer les générations. Table ronde.

Alors que les fonds publics alloués à la création théâtrale stagnent depuis plusieurs années, un nombre sans cesse grandissant de compagnies vient gonfler les rangs d’un milieu qui se sent progressivement paralysé. Nombreuses sont les voix qui se sont élevées en 2013 pour dénoncer l’obsolescence d’un modèle de soutien étatique qui ne semble plus offrir aux jeunes créateurs l’espoir d’accéder un jour à un financement à la hauteur de leur créativité. Si tous semblent s’entendre sur le caractère inquiétant de cette crise de croissance, les points de vue sur ses causes ainsi que sur les moyens suggérés afin d’y faire face divergent, ce qui ne manque pas d’entraîner des tensions au sein de la profession.

Afin de débattre sur ce sujet, Liberté a réuni Olivier Kemeid, auteur, metteur en scène et directeur artistique de la compagnie Trois Tristes Tigres, Nicole Doucet, gestionnaire culturelle et actuelle directrice générale du Centre des auteurs dramatiques, et Pierre MacDuff, directeur général du théâtre Les Deux Mondes.

Olivier Kemeid, vous faites partie des signataires du texte Une crise morale au sein du théâtre québécois; pourriez-vous résumer votre position vis-à-vis de cet enjeu qui a des allures de choc générationnel?

Alexandre Cadieux couvre l’activité théâtrale dans les pages du Devoir depuis 2006. Il a également signé de nombreux textes dans la revue Jeu, à titre de membre du comité de rédaction.

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Vous pouvez lire ce texte en entier dans le numéro 303 de la revue Liberté, disponible en format papier ou numérique, en librairie, en kiosque ou via notre site web.

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