Rétroviseur

Un père rimouskois

Buies n’est pas né à Rimouski, mais il a laissé en héritage l’amour du littéraire. Buies n’est pas né à Rimouski, mais il y a été élevé par les tantes de sa mère, madame Casault et mademoiselle Drapeau, après le départ de ses parents pour la Guyane, où sa mère est morte peu de temps après. Aujourd’hui ne reste que trop peu de traces d’Arthur Buies dans la ville du Bas-du-Fleuve: un boulevard qui la traverse d’est en ouest et sur lequel il y a une polyvalente, un parc de sports, une école privée, un terrain de tennis, un centre de formation professionnelle et une grosse épicerie, un Loblaws ou un Sobey’s, m’en souviens-je… et aussi des maisons, dans un quartier un peu classe moyenne élevée, Saint-Pie X, un quartier qu’aurait peut-être aimé Buies, et peut-être pas non plus. L’homme n’en était pas à une contradiction près.

Le manoir Tessier, où habitaient ses grand-tantes, a été détruit par le grand incendie de 1950, avec la majeure partie de la correspondance de l’écrivain. L’emplacement de la maison qu’il faisait construire au moment de sa mort demeure un mystère – elle a peut-être elle aussi été détruite par les flammes.

Il aurait voulu y emménager avec Mila et leurs enfants à l’automne de 1900, mais les travaux n’ayant pas été menés à terme dans les temps, la famille est retournée passer l’hiver à Québec. Buies est décédé, rue d’Aiguillon, le 26 janvier 1901. Qui saurait dire, aujourd’hui, à Rimouski, l’importance qu’a eue pour les lettres ce chroniqueur acerbe? Arthur Buies n’est pas qu’un boulevard. Il a laissé à la ville un héritage que peu soupçonnent.

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