Dossier

Repenser la souveraineté

L’État à l’heure de la globalisation

La souveraineté est loin d’être une chose simple. Le mot lui-même découle, comme on s’en doute, de «souverain», du latin superus, soit le supérieur, l’au-dessus des autres, bref, celui qui n’est subordonné à personne. Si le principe de souveraineté s’est au départ incarné dans la personne et le corps même du roi, il a fini par se loger plutôt dans une institution, l’État-nation. Pour nous autres contemporains, par contre, l’État souverain qui ne serait subordonné à personne relève de moins en moins de l’évidence. Cet été, le drame de la Grèce nous aura, sans l’ombre d’un doute, démontré combien au-dessus de l’autorité d’un Parlement souverain une autre autorité peut très bien se tenir.

Dans un monde où l’économie semble avoir grignoté le politique au point de prendre sa place, quel peut être le sens de l’autonomie politique d’un peuple? C’est la question que nous explorons dans ce dossier. Elle nous semble en effet cruciale aujourd’hui, et encore davantage pour des «citoyens consommateurs» – pour reprendre la fine expression de Martin Coiteux – d’une province du Canada.

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