Politiques culturelles

Culture et colère

Dans sa lettre de démission à Jean Lesage, le fondateur du ministère des Affaires culturelles nous révèle à quel point la Révolution tranquille est demeurée inachevée sur certains fronts.

La présente, pour donner une idée précise et exacte de ce que j’ai à dire, devrait contenir des statistiques détaillées et complètes. À cause de leur nombre, je me contente de donner quelques exemples.

Depuis un an que je suis débarrassé de l’administration de la justice, j’ai donné tout mon temps, c’est-à-dire sept jours par semaine, aux Affaires culturelles, en exceptant quatre semaines en Europe au cours de deux voyages. À ce sujet toutefois je dois dire que sur quatre semaines, j’en ai donné deux à Paris aux besoins de mon ministère.

À mon bureau de Québec comme à ma maison de Montréal, le samedi et le dimanche, j’ai reçu soit des délégations, soit des personnes venues individuellement exposer leur cas ou celui de leur groupe. Durant les fins de semaine, je suis allé voir sur place le fonctionnement de divers organismes, qu’il s’agisse des Jeunesses musicales au mont Orford, des Grands Ballets canadiens de Montréal ou des coulisses d’un théâtre dont la troupe répétait.

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