Avec ou contre nous

À la défense de l’indéfendable?

Stephen Harper, marchepied de Trudeau fils.

Pendant mes années de Zapartisme actif, j’ai eu la mission de personnifier le soporifique premier ministre Stephen Harper. Il me suffisait d’enfiler un vétuste casque de mobylette pour simuler la coiffure «Playmobil» du chef conservateur, de prendre un ton d’hypnotiseur, et mon casting naturel (j’ai les mêmes fossettes) faisait le reste.

J’ai d’ailleurs reçu un compliment on ne peut plus officiel quand, après avoir fait quelques numéros devant les journalistes de la tribune parlementaire d’Ottawa, une pièce d’homme m’a approché pour me féliciter pour mon imitation «Right on the money» de Harper. Il s’agissait de son garde du corps, à son service depuis cinq ans. Bizarrement, je garde du moment le sentiment d’une sorte de confrérie naturelle: lui et moi avions pour boulot de «couvrir» Stephen Harper…

Ce travail d’imitateur n’est pas sans provoquer d’étranges effets collatéraux. Prendre la voix de quelqu’un, son body language et ses manières sur scène, devant un public, finit inévitablement par créer une sorte d’attachement. Même quand ce que vous cherchez à faire est de critiquer le personnage et ses politiques.

François Parenteau est humoriste.

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