Premiers Peuples : cartographie d'une libération

n° 321 | Septembre 2018

Nous croyons qu’au lieu de chercher dans leur arbre généalogique pour y trouver des ancêtres autochtones et « s’auto-autochtoniser », ou d’alimenter le mythe des « bonnes relations » avec les Premiers Peuples, il serait plus utile que les Québécois et les Canadiens reconnaissent leurs angles morts – ce qui, d’ailleurs, vaut tout aussi bien pour leurs relations avec les nouveaux arrivants. Il est grand temps d’amorcer une transformation réelle de nos rapports. Parce que celui qui écoute attentivement saura que les Premiers Peuples n’ont rien oublié de la beauté du territoire, de sa richesse, de sa générosité, et que leurs récits font aussi écho aux effets de la présence coloniale. Ce n’est pas un sujet joyeux, mais il est incontournable, tout comme la question du respect du territoire comme source de vie, qui ne pourra jamais être évacuée, ni de la parole des Premiers Peuples ni du débat public sur l’avenir de la planète.