Repenser la souveraineté
310 | Hiver 2016
Repenser la souveraineté - Présentation du dossier

Chapeau: 

L'État à l'heure de la globalisation.

La souveraineté est loin d’être une chose simple. Le mot lui-même découle, comme on s’en doute, de «souverain», du latin superus, soit le supérieur, l’au-dessus des autres, bref, celui qui n’est subordonné à personne. Si le principe de souveraineté s’est au départ incarné dans la personne et le corps même du roi, au fil du temps, il a fini, à partir de l’époque moderne, par se loger plutôt dans une institution, l’État-nation. Pour nous autres contemporains, par contre, l’État souverain qui ne serait subordonné à personne semble de moins en moins une évidence. Cet été, le drame de la Grèce nous aura, sans l’ombre d’un doute, démontré combien au-dessus de l’autorité d’un Parlement souverain une autre autorité peut très bien se tenir. 

Dans un monde où l’économie semble avoir grignoté le politique au point de prendre sa place, quel peut bien être le sens de l’autonomie politique d’un peuple? C’est la question que nous explorons dans ce dossier. Elle nous semble en effet cruciale aujourd’hui, d’autant plus, peut-être, pour des citoyens consommateurs – pour reprendre ici la fine expression de Martin Coiteux – d’une province du Canada.  


Texte publié dans le numéro 310 de Liberté. Pour lire ce numéro en version intégrale, visitez notre boutique.