Pierre Nepveu

Une apologie du risque

300 | Été 2013

Quand je lis ou entends tout ce qui grouille et grenouille dans l’espace public sur la langue au Québec, surtout depuis vingt ans, quand je constate ce qu’en disent les politiciens, ce qu’en rapportent les médias, ce qui ressort d’innombrables enquêtes, examens, auscultations et autres scans dont elle est sans cesse l’objet, je suis toujours frappé de constater combien les points de vue, sauf exception, prennent peu en compte – quand ils le font – l’état actuel de la culture au Québec et les profondes mutations littéraires, artistiques, philosophiques et autres qu

Mille morceaux

309 | Automne 2015

L’un des projets littéraires les plus originaux, les plus ambitieux ayant vu le jour en langue française au Canada en 2014 n’a pas été publié au Québec ni par un poète québécois. Il importe de le souligner d’entrée de jeu, tant l’écho que peuvent connaître les livres parus chez des éditeurs francophones de l’Ontario, de l’Acadie et à plus forte raison des Prairies, demeure faible  et dans la plupart des cas inexistant sur la scène littéraire et médiatique québécoise.

Être à côté de soi

309 | Automne 2015

On ne peut lire Marie de l’Incarnation sans éprouver la certitude qu’il se passe là un événement majeur, hors du commun. Cet événement, j’en ressens la force tout au long de ma relecture des deux Relations, celle de 1633, écrite en France, et celle de 1654, rédigée à Québec, qui constituent l’essentiel du récit autobiographique de la religieuse ursuline (bien que sa correspondance soit aussi très riche à cet égard).

La souveraineté avalée

312 | Été 2016

Que la notion de souveraineté soit au cœur de toute l’entreprise littéraire de Victor-Lévy Beaulieu, cela paraît une évidence à la condition de donner à ce terme son extension maximale et d’en mesurer les apories.