Philippe Gendreau

Maintenir le déséquilibre - rencontre avec Simon Lavoie et Mathieu Denis

297 | automne 2012

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir réalisé un film derangeant et pertinent, mais la critique, en général, s’est penchée sur Laurentie avec difficulté, refusant en quelque sorte la pertinence d’un tel portrait du Québec contemporain. À cet égard, la réaction de Gilles Marsolais, par sa violence et le statut du critique, comme de 24 images, est emblématique.

Rencontre avec André Pratte et Amir Khadir

298 | hiver 2013

Liberté — L’une des questions importantes qu’a soulevées le conflit étudiant est celle du dialogue entre les citoyens et le pouvoir.

Le syndicalisme désemparé

302 | Hiver 2014

Liberté D’un point de vue historique, les syndicats étaient d’abord une façon de s’outiller contre le capital. Est-ce que les premières luttes syndicales s’inscrivaient dans une logique de lutte des classes ou plutôt dans une logique de lutte pour la dignité ?

Ministère de la Formation. L'éducation à l'ère du management.

305 | Automne 2014

     Tout comme la religion catholique s’immisçait, au Canada français, dans les moindres recoins du département de l’instruction publique, les paramètres de la gestion, de l’entreprenariat, de la rentabilité et même de la p

Notre éducation parasitée. Rencontre avec Jacques Tondreau.

305 | Automne 2014

Qu’entend-on par l’approche comptable en éducation ?
JACQUES TONDREAU — C’est une expression, une image, en fait. Celle-ci permet d’évoquer un certain nombre de pratiques gestionnaires apparues en éducation depuis une dizaine d’années. Elles s’appuient essentiellement sur des indicateurs de résultats et des données statistiques permettant de jauger et d’évaluer la performance des écoles, mais aussi des élèves, puis, finalement, du personnel des établissements scolaires.

Faire moins avec moins

306 |

     Le temps serait donc venu de se tenir à carreau, de se serrer la ceinture, d’écouter sagement le bon père de famille. Après tout, il sait mieux que ses enfants turbulents, dissipés et voraces, ce qui est bon pour eux. Pour reprendre le cri du coeur d’un Pierre Elliott Trudeau exaspéré par les tensions sociales de l’automne 1969 : Finies, les folies ! Au problème complexe des finances de l’État, il y aurait, nous dit-on, une réponse simple : couper, démanteler, réduire, détruire, restreindre.

Francine Pelletier - De La vie en rose à aujourd'hui

307 | Printemps 2015

LIBERTÉ — Comment en êtes-vous venue au journalisme?

Pierrot Ross-Tremblay - La souveraineté comme responsabilité

310 | Hiver 2016

LIBERTÉ -  La souveraineté telle qu’on l’entend dans la tradition occidentale moderne avait-elle un sens en Amérique du Nord avant l’arrivée des Européens?

Repenser la souveraineté - Présentation du dossier

310 | Hiver 2016

La souveraineté est loin d’être une chose simple. Le mot lui-même découle, comme on s’en doute, de «souverain», du latin superus, soit le supérieur, l’au-dessus des autres, bref, celui qui n’est subordonné à personne. Si le principe de souveraineté s’est au départ incarné dans la personne et le corps même du roi, au fil du temps, il a fini, à partir de l’époque moderne, par se loger plutôt dans une institution, l’État-nation. Pour nous autres contemporains, par contre, l’État souverain qui ne serait subordonné à personne semble de moins en moins une évidence.

Habiter ou exploiter le monde? Présentation du dossier

311 | Printemps 2016

Si nous portons notre regard sur les installations pétrolifères de Syncrude à Fort McMurray en Alberta, sur les forêts abitibiennes scarifiées par les coupes à blanc ou le site minier Manitou-Goldex, abandonné, à Val-d’Or, on se demande assez vite si nous savons encore habiter le monde. Le sol, la boue, l’humus, l’air, les quenouilles, les maringouins semblent aujourd’hui être pour nous plus abstraits et, du coup, moins sensés, moins signifiants, que les retombées économiques, le taux de chômage ou le bourdonnement de la bourse de Tokyo. 

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