Marie-Claire Blais
312 | Été 2016
Mal-être en Prismacolor

Chapeau: 

Même en pleine nature, échappe-t-on à la toxicité du monde ?

Dans le dernier roman graphique de Julie Delporte, Je vois des antennes partout, une jeune femme qui se dit atteinte d’une maladie non reconnue par la médecine, l’intolérance aux ondes électromagnétiques, cherche désespérément une solution à ses migraines chroniques et à l’angoisse que celles-ci suscitent, une « vie pour elle » sans ordinateur ni cellulaire. Malgré cette prémisse laissant présager un discours moralisateur sur les effets aliénants de la vie urbaine et du développement technologique, Delporte évite l’enthousiasme aveugle du retour à la terre et propose plutôt une série de fragments introspectifs, des pensées et des anecdotes tout en nuances autour des thèmes de la dépression et de l’isolement. [...]


Extrait du texte publié dans Liberté n° 312. Pour lire ce numéro en version intégrale, visitez notre boutique.