Prendre soin
309 | Automne 2015
Liberté au FTA: L'art subversionné

Chapeau: 

La performance de Dries Verhoeven provoque certes un malaise. Mais de quoi ce malaise est-il fait?

La proverbiale liberté de créer et d’interpréter n’y fera rien. La performance théâtrale de Dries Verhoeven, Ceci n’est pas…, jouée à Montréal ce printemps, dans le cadre du Festival TransAmériques, présente des problèmes d’ordre esthétique et éthique.

Le but affiché : faire œuvre de « subversion ». L’artiste constate que l’institutionnalisation de l’art a découragé ses pairs, dans l’histoire récente, de faire preuve de subversion dans leurs œuvres. C’est ce qui est don né à lire dès le premier jour sur l’écriteau qui accompagne le dispositif. Le FTA, tout financé qu’il est par des ministères, agences gouvernementales, sociétés hôtelières et grands médias, a souhaité remédier à la situation en imposant l’œuvre aux badauds du centre-ville. Voilà donc que, pendant dix jours, une cage de verre sise à l’angle Sainte-Catherine et Jeanne-Mance leur présentera un tableau vivant, le plus souvent d’une quinzaine de minutes, qui sera appelé à changer quotidiennement.

La subversion est ici prise au sérieux, prévue, et strictement délimitée dans les paramètres de l’art. Attention, ici, on choque ! [...]


CECI N'EST PAS...
Création de Dries Verhoeven
À la Place des festivals du 21 au 30 mai 2015 
dans le cadre du Festival TransAmériques 


Ce texte est un extrait du texte publié dans le numéro 309 de Liberté. Pour lire ce numéro en version intégrale, visitez notre boutique.