Seul ou avec d'autres
308 | Été 2015
Les guérilleros de la pale ale

Chapeau: 

Face à l'hégémonie des grands brasseurs, les artisans de la microbrasserie proposent une autre façon de consommer.

Le 29 janvier dernier, le Conseil du patronat du Québec recommandait au gouvernement Couillard de «réallouer une partie des budgets actuellement consacrés au maintien des municipalités dévitalisées vers des mesures facilitant la relocalisation des ménages qui y habitent». Autrement dit, au lieu de travailler vainement au développement des régions, autant se faire une raison et financer l’exode de leurs populations. «C’est l’application d’un simple principe d’économie, expliquait son PDG Yves-Thomas Dorval dans une entrevue donnée à Radio-Canada, il ne faut pas maintenir artificiellement des activités non viables.» Cette journée-là, les microbrasseurs du Québec ont dû avaler une gorgée de travers. Car, si on étudie attentivement leur répartition sur le territoire québécois, une chose saute aux yeux : la croissance phénoménale de cette industrie touche pratiquement toute la province, de Gatineau aux Îles-de-la-Madeleine en passant par Amos, Shawinigan et Baie-Comeau. On en trouve même à Saint-Alexis-des-Monts en Mauricie (Les bières de la Nouvelle-France) et à Sainte-Anne-des-Monts en Gaspésie (Microbrasserie Le Malbord), qui apparaissent sur la liste des municipalités «dévitalisées» dressée par le gouvernement en 2008, des villes à vider selon le Conseil du patronat.

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Extrait du texte publié dans le numéro 308 de Liberté. Pour lire ce numéro en version intégrale, visitez notre boutique.