Seul ou avec d'autres
308 | Été 2015
La serveuse rousse enlevée par un libraire

Chapeau: 

Promenade sur les quais de Paris avec l'auteur du Flâneur des deux rives.

Mais qui est donc ce libraire qui enlève une serveuse rousse ? Apollinaire ne nous le dit pas, et nous ne le saurons jamais; cette kidnappée à la chevelure queue de vache et son libraire ravisseur (se connaissaient-ils, allaient-ils s’aimer ?) demeureront à jamais le couple anonyme d’un poème, ce singulier poème, « Lundi rue Christine », qu’on trouve dans le recueil Calligrammes, cette merveille sortie des presses du Mercure de France en 1918, six mois après la mort de son émerveillant auteur (c’est Cendrars qui en avait corrigé les épreuves, vrai casse-tête; Cendrars qui arriva en retard au Père-Lachaise au moment où, les amis de Guillaume repartis, quelques marchands à la sauvette pillaient les fleurs pour aller les vendre sur les boulevards…).

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Extrait du texte publié dans le numéro 308 de Liberté. Pour lire ce numéro en version intégrale, visitez notre boutique.