Jessie Mill

Quelle Antigone pour allumer les torches?

297 | automne 2012

Alexis : Une tragédie grecque de la compagnie italienne Motus clôt le cycle Syrma Antigónes consacré à la révolte. Dernier de quatre spectacles, Alexis porte la mémoire d’un processus amorcé en 2008, mais aussi celle des précédents opus, trois « contests », dont l’un était également présenté au fta cette année : Too Late ! (antigone) contest #2.

Habiter l'empreinte

298 | hiver 2013

Parus l’automne dernier sous le titre L’inédit, les fragments des carnets de Marie Cardinal sont ponctués par de courts extraits intimes qui induisent un certain regard sur la suite des pages, souvent fictionnelles. Tout y est : la force de l’écriture, les obsessions – l’enfance, l’Algérie, la littérature, la politique, les désirs et les craintes. Pourtant, les morceaux de cette oeuvre ouverte, sans doute essentielle, semblent arrachés à un corps d’une plus grande envergure. D’où l’envie de revenir aux fragments d’un autre corps, plein, entier.

Bibelot d'inanité

299 | printemps 2013

Coma de Pierre Guyotat est un texte du retour : retour à l’enfance et retour à la langue normative. Après des années d’expérimentations formelles, Guyotat signe un assemblage baroque de souvenirs d’enfance et d’épisodes tirés des années 1976 à 1982, période de dépression où il tente de « transformer » sa langue. L’anarchie apparente des pensées, fragmentaires et désordonnées, n’en altère jamais la force narrative. Ainsi, Patrice Chéreau prend en charge ce qui pourrait être une longue didascalie, un souffle épique composé essentiellement d’actions.[…]

Les bains d'interstice

300 | Été 2013

Faut-il inscrire sa mémoire dans la chair du pays ou suffit-il de se sentir en permanence chez soi dans le mouvement du voyage? De quel flot est faite l’histoire? De quels retours? De quels oublis? La perception du temps a partie liée avec la mémoire autant que l’imagination, de même l’appartenance au territoire est d’abord ressentie avant que d’être attestée.

Écologie théâtrale - L'art de la programmation

310 | Hiver 2016

Ce texte est le premier de la série Écologie théâtrale, par Jessie Mill. Le second, «La guerre des étoiles», est disponible ici.

Écologie théâtrale - La guerre des étoiles

311 | Printemps 2016

À lire aussi, le premier texte de cette série par Jessie Mill: «L'art de la programmation»

Le théâtre qui nous manque

314 |

Notre théâtre est-il suffisamment contemporain? Sans l’autorité que donne la distance et le temps, comment peut-on trancher entre ce qui est convenu, innovant ou visionnaire? Quels sont les indices de vitalité d’une scène locale ou « nationale »? Que masquent les conditions économiques arides, l’absurdité d’un système sous-subventionné et la précarité quasi généralisée des artistes? Quels sont les manques de notre théâtre?

Chanter la mort, éclairer le vivant

315 | printemps 2017

« Suivez notre exemple », suggère la programmation 100% « diversité » du MAI où trouvent place les artistes des communautés culturelles, ceux d’un Québec pluriel dont on parle souvent mais qui est encore peu visible sur nos scènes. Des artistes noirs, asiatiques, arabes, représentants des diasporas, des groupes marginalisés, des Premières Nations – des artistes qui n’en ont rien à faire, pour la plupart, de ces étiquettes.