Guillaume Hébert

Du privé au public au privé

309 | Automne 2015

Pour le citoyen détenant depuis sa naissance ou presque une carte soleil, il n’est certes pas facile de s’imaginer devoir déclarer faillite à la suite d’une longue maladie, d’un accident stupide ou simplement d’un accouchement. Or, de la Nouvelle-France au Québec du début des années soixante, une telle mésaventure n’était en rien exceptionnelle. L’accès à la santé relevant principalement de la sphère privée, chacun devait payer les soins de sa poche.