Repenser la souveraineté
310 | Hiver 2016
Disparaître

Il n’y a peut-être pas de bonne manière de disparaître. Ça se complique lorsque l’on veut écrire, et laisser ici des bribes de là-bas. Je n’attendrai pas qu’on m’interroge sur la signification du geste, il a été posé et je ne m’attarderai pas à ressasser la nostalgie de ce qui l’a motivé, ça ne servirait à rien et j’aurais l’air de me justifier. Les autres me sont trop chers pour vous parler. Je parle plus facilement au garçon de taverne qu’à l’homme de lettres, c’est ma plus grande fierté. Je fais ça, moi, des mots, pour passer à travers le temps. De mon arrière-cour, là où la lumière s’arrête à la cime de l’arbre, je n’ai toujours pas compris ce que l’on attend de moi au-delà des mots.

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Extrait du texte publié dans le numéro 310 de Liberté. Pour lire ce numéro en version intégrale, visitez notre boutique.