Repenser la souveraineté
310 | Hiver 2016
Des héros peu recommandables

Que ferions-nous sans Ducharme? Comme d’habitude, la Terre continuerait de tourner mal… La Terre, elle s’en fout, la Terre, de Ducharme et de la littérature, comme tout le monde d’ailleurs ou presque. C’est vrai qu’à jouer les fantômes… on soulève des flots d’encre et de salive et puis, «paroles, paroles»… tout s’envole en silence.

Certes, on peut toujours tenir la comptabilité : du nombre de livres, de pièces de théâtre, de chansons, de scénarios de films qu’il a écrits, de dessins et de collages qu’il a faits, du nombre de prix qu’il a reçus, ça, c’est facile; du nombre de mots qu’il a utilisés, c’est technologiquement faisable, du nombre d’articles qui ont été rédigés à son propos, aussi, comme de thèses, de mémoires, d’essais, de monographies, de collectifs, de romans écrits sur son compte, de colloques et d’événements organisés à son sujet, etc. En fait, tout ce qui est quantifiable a déjà été au moins partiellement quantifié… [...]


Extrait du texte publié dans le numéro 310 de Liberté. Pour lire ce numéro en version intégrale, visitez notre boutique.