Chloé Gagné Dion

Économie de la mort

311 | Printemps 2016

La liberté, pièce de Martin Bellemare mise en scène par Gaétan Paré, raconte un jour dans la vie d’une famille en apparence unie. Le fils commence ce jour-là un nouveau travail où il suit les traces de son père, Paul (Frédéric Blanchette). Max (Simon Landry-Désy), ce jeune homme de 18 ans, vient en effet d’être employé comme préposé à l’accueil dans une succursale d’un service gouvernemental permettant à tous ceux qui le désirent de s’enlever la vie de manière efficace et sécuritaire grâce à un environnement extrêmement contrôlé.

Tenir la folie à distance

312 | Été 2016

Difficile de ne pas lire la dramaturge Sarah Kane à l’aune de son suicide. Les cinq pièces de l’auteure britannique convoquent une grande part de violence. Plusieurs critiques lui ont reproché sa brutalité. D’autres ont salué la justesse et le potentiel théâtral de son écriture. La souffrance et le motif de la mort précoce sont si présents dans ses pièces que la tentation biographique est immense, et l’est d’autant plus dans le cas de son dernier texte, 4.48 Psychose. Fragmentaire et éclaté, achevé par Kane juste avant sa mort en 1999, il aborde de front le suicide.

S’attacher aux détails de l’Histoire

313 | Automne 2016

Pour sa première participation au FTA, le duo italien formé par Daria Deflorian et Antonio Tagliarini présente ses deux dernières pièces sur le mode du témoignage et du récit intime. Joués dans le cube noir de l’Espace Go avec une économie de décor et d’accessoires, les spectacles aux démarches semblables s’approprient deux faits divers désarmants mettant en tension les vies privées de quelques citoyens avec des bouleversements d’ordre politique.