Catherine Martin

Le malheur irrémédiable

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     J’ai lu pour la première fois La détresse et l’enchantement il y a vingt ans. À relire aujourd’hui le récit autobiographique de cette femme qui, à la fin de sa vie, retourne sur les chemins de sa jeunesse en se souvenant de ses rêves, de ses aspirations et de ses questionnements, je ressens la même intensité, la même émotion. J’y ai retrouvé le même sentiment mélancolique et ces questions qui me taraudent toujours : suis-je devenue celle que j’aspirais à être ? Est-ce que mes rêves les plus profonds, les plus vrais, ont été réalisés ?