Repenser la souveraineté
310 | Hiver 2016
Au coeur de la bête

Chapeau: 

Les banques sont les premières responsables de la crise, selon François Morin. Mais l'impunité règne.

Une croyance populaire veut que les scandales qui secouent périodiquement les grandes entreprises ne soient que le fait de «pommes pourries». C’est le constat sur lequel s’ouvre le documentaire The Corporation (2003), dans lequel les cinéastes s’affairent à montrer que ces dérapages sont plutôt le fruit de l’architecture de la corporation moderne, de ses visées et des moyens qu’elle met en œuvre pour les atteindre, et non le résultat de fraudes ponctuelles.

À la lecture de L’hydre mondiale, le plus récent essai de l’économiste François Morin, on est tenté de faire à propos de l’industrie bancaire une observation semblable. [...] 


Extrait du texte publié dans le numéro 310 de Liberté. Pour lire ce numéro en version intégrale, visitez notre boutique.