Repenser la souveraineté
310 | Hiver 2016
Au Caffè in Gamba

Chapeau: 

La transmission n'est en rien un processus linéaire.

Ce matin, le 30 août, mon manuscrit achevé que je remettrai demain à mon éditeur, je m’apprête à (vous) écrire sans trop m’y être préparé; je reviens de quatre jours de relecture et d’élagage dudit manuscrit dans une auberge du bas du fleuve, entre Rivière-du-Loup et Cacouna, et je dois tout de même commencer à rédiger cette chronique alors que je sais qu’on ne la lira qu’en novembre… que la liront les rares spécimens qui se tapent le numéro entier de la revue et dont je salue la vaillance, ceux qui ne lisent que quelques chroniques ici et là et peut-être la mienne, et – Ô jactance ! – ceux qui aiment… me lire moi. Des aficionados ? En aurais-je ? Les chroniqueurs littéraires ne savent jamais, contrairement aux joueurs de soccer dans leurs stades, s’ils ont leurs tifosi et pourtant, c’est pour ceux-là qu’inlassablement on écrit, qu’on joue, pour ceux et celles qui nous suivraient et qui pour nous retrouver auraient peut-être attendu la parution de la revue, auront jugé que sa livraison prend du retard… auront peut-être réservé leur exemplaire dans une librairie ou, s’ils sont abonnés, se seraient mis à surveiller l’arrivée du facteur… pendant qu’il passe encore.

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Extrait du texte publié dans le numéro 310 de Liberté. Pour lire ce numéro en version intégrale, visitez notre boutique.