Alexie Morin

Le vent de toute la terre

301 | Automne 2013

Les textes des Songes en équilibre, affirme un jour Anne Hébert, avec trop de sévérité mais peutêtre quelque réalisme, se comparent à de « maladroit dessins d’enfants ». Elle avait vingt-quatre ans quand ils sont parus pour la première fois aux éditions de l’Arbre. Entre 1970 et 1974, l’écrivaine entretient une correspondance avec Claude Hurtubise à propos d’une réédition de ce livre : son malaise est palpable malgré son ton posé.

Les maisons et les enfants

303 | Printemps 2014

Devant certaines scènes, le plus souvent quand on marche seule, mais aussi quand on rencontre une nouvelle personne ou que l’on interagit avec un petit enfant, des images nous apparaissent déjà comme des souvenirs. À la campagne, à l’automne, quand le paysage est à son plus jaune, on distingue à travers la frondaison la silhouette d’un bâtiment ou d’un animal. La lumière du soleil se pose sur une pierre ou une racine comme pour la désigner, alors on l’observe avec le sentiment qu’il s’agit peut-être d’un présage, mais on ne sait pas de quoi.