Séduits par la droite
313 | Automne 2016
Accoucher d’un cœur par césarienne

Chapeau: 

Patrice Desbiens confirme les bienfaits de la monogamie stylistique avec sa Vallée des cicatrices.

En 1986, Brigitte Haentjens écrivait déjà au sujet de Patrice Desbiens, dans la revue Liaison: «Son ironie protège du désespoir.» Trois décennies et près de vingt recueils plus tard, un constat s’impose: la manière dont les critiques font l’éloge du poète perpétuellement associé à Sudbury – qu’il n’habite plus depuis un quart de siècle – a peu changé, un brin à l’image de sa poésie. À ce titre, on se référera au commentaire du principal intéressé, adressé plus tôt cette année à Dominic Tardif du Devoir: «On dirait, des fois, que vous êtes tous allés à la même école, les journalistes.» Sixième recueil de l’auteur chez l’Oie de Cravan, Vallée des cicatrices nous donne l’occasion, encore une fois, de constater comment le caractère sordide du quotidien se mire dans l’écriture dépoitraillée de Desbiens.

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Extrait du texte publié dans Liberté n° 313. Pour lire ce numéro en version intégrale, visitez notre boutique.