Pierre DesRuisseaux, plagiaire !

La nouvelle tombe. Les journalistes, qui ont autre chose à faire, hésitent, farfouillent, se demandent où classer l’affaire… Le plagiat est un crime. Section « Justice » ? Le vol nuit à l’économie. « Affaires » ? Le bonhomme a été poète officiel du Parlement. Dossier « Politique » ? C’était de la poésie après tout… « Faits divers ». Le Journal de Montréal, lui, opte pour « Le sac de chips ».

Le poète, dans son recueil Tranches de vie (Le Noroît, 2013), reprend des poèmes de Maya Angelou, de Dylan Thomas, de Louis MacNeice, de Bob Dylan, de 2Pac, entre autres, qu’il traduit ou adapte sans citer ses sources. Sans citer ses sources ? Les journalistes écarquillent les yeux, puis reconduisent la nouvelle : « Plagiaire ! » Il faut même mettre cet acte odieux sur le dos de la maladie dégénérative, comme l’a fait son éditeur. Un sain d’esprit ne ferait jamais une chose pareille !

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Bio : Kevin Lambert est étudiant en littérature et écrivain. Son roman Tu aimeras ce que tu as tué (Héliotrope) est paru en 2017.