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Actualités démodées

Maxime Olivier Moutier, L’inextinguible, Hamac

LITTÉRATURE – Le coût du consensus

« Je crois que le roman est terminé, tout comme l’art classique ou l’art moderne sont terminés. Il n’y a plus de raison de faire cela. Sinon pour plaire aux lecteurs qui souhaitent se divertir, s’évader ou passer un bon moment. » C’est sans doute sur la base de ce type de propos que plusieurs ont lu le recueil d’entretiens avec Maxime Olivier Moutier comme un...
Robin Aubert, Les affamés, fiction, Québec, 2017, 103 min. (Emmanuel Crombez/Films Séville)

CINÉMA – Les repus

« Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales, Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever » Les assis, Arthur Rimbaud Le film de « zombies » québécois (les guillemets s’imposent puisqu’ils ne sont jamais ainsi nommés) de Robin Aubert – récipiendaire du prix Luc-Perreault décerné par l’Association québécoise des critiques de cinéma lors des derniers Rendez-Vous Québec Cinéma – semble en avoir dérouté plus...
Guillermo del Toro, The Shape of Water [La forme de l'eau], fiction, États-Unis, 2017, 123 min (Fox Searchlight Pictures).

CINÉMA – Vive la différence?

Pour permettre de nuancer la glorification aveugle dont fait en ce moment l’objet The Shape of Water, sacré « meilleur film » aux Oscars, notre rédacteur Jean-Marc Limoges persiste et signe : ce film exploite et instrumentalise les différences dont il se prétend le défenseur.

Artistes en résistance

Liberté logo L
T u n’étais pas grand-chose. Tu es parti parce que tu n’avais rien à perdre. Pour oublier une fille. Pour...

Agora

Les inondations de cette année me font penser à celles de l’an dernier quand, en Outaouais et dans les...
Liberté 320 Îlots urbains

Îlots urbains
n° 320 | juin 2018

Notre numéro d’été traduit le statut incertain de la ville, les espoirs qu’elle suscite toujours, mais aussi les déceptions que son développement échevelé entraîne. Nos auteur.e.s proposent une vision de la ville informée par leur propre expérience, leurs parcours et leurs engagements. Nous les suivons dans cette ville vécue au passé et au présent, à bonne distance de toute planification totalitaire, de toute utopie rénovatrice. Ils esquissent une ville loin d’être parfaite, mais dans laquelle ils cherchent à s’inscrire, parfois péniblement, souvent temporairement. La lecture croisée de ces textes fait aussi apparaître un désir qui a toujours posé problème dans la ville moderne, celui de faire communauté, d’entrer en relation, avec les autres, avec l’Histoire. Encore plus, quand ce désir de « vivre-ensemble » et les valeurs qu’il sous-tend sont récupérés et détournés par certains politiciens et développeurs à leur profit. Le recours à l’imaginaire devient dans ce contexte une nouvelle façon de créer du lien, de retisser cette trame urbaine oubliée, malmenée. Le sujet trace des circuits et franchit des seuils, invente des jeux qui fonctionnent selon leurs propres règles, bricole l’espace urbain à la mesure de ses moyens. Il raconte la ville où nous vivons, avec ses enchantements et ses violences.